GEORGE PAL : « LA MACHINE À EXPLORER LE TEMPS » 1960.

Réalisateur et Producteur américain d’origine hongroise, George Pal commença sa carrière comme dessinateur, puis spécialiste de films d’animation. Il émigre en Hollande et arrive aux Etats-Unis en 1940, il y réalise des films publicitaires, et devient producteur et co-réalisateur de films où se mêlent animation et trucages. Il finit par réaliser lui-même ses propres longs métrages. C’est ainsi qu’à cinq reprises il obtient l’Oscar des meilleurs trucages  1950, 1951, 1953, 1959, et 1960, pour « LA MACHINE A EXPLORER LE TEMPS » .

Il se tourna ensuite vers la télévision. On peut considérer « THE TIME MACHINE » comme un avertissement contre l’utilisation de la bombe atomique, mais aussi comme un magnifique livre d’images, dont on tourne les pages avec délice … Les années passant le film a gagné son statut de Classique du Fantastique et de la Science-Fiction

« …Londres 1899, quatre hommes se retrouvent au domicile de leur ami qui leur a donné rendez-vous. Ce dernier fait soudain irruption dans la pièce les vêtements déchirés, sale et se met à leur raconter son incroyable aventure… »

Tel est le point de départ du film « THE TIME MACHINE », dont George Pal rêvait de porter à l’écran depuis plusieurs années alors qu’il était à la Paramount. Il verra son rêve se réaliser quelques années plus tard pour la Métro-Goldwin-Mayer. Si la première partie du film est conventionnelle, la réunion des cinq amis dans le salon de la maison, la deuxième au contraire est plus originale et inattendue.

Même si George Pal, visiblement manquait d’un budget plus conséquent, ses effets spéciaux n’en demeurent pas moins agréables, quoique quelque peu désuet, mais les décors de l’année 802701 sont de toute beauté, et l’imagination est reine. On a tous dans l’esprit la première apparition d’Yvette Mimieux,

dont c’était le premier rôle, et le splendide maquillage des Morlocks, créé par William Tuttle.

Le point fort du film, outre ses images, ses trouvailles, c’est d’inciter les spectateurs à se poser des questions. Depuis quelques mois déjà, le téléspectateur américain était plongé  dans le Fantastique et la Science-Fiction au travers du feuilleton de Rod Serling, « La Quatrième Dimension ». La télévision enfonçait les portes du réel, et annonçait les désastres à venir … « LA MACHINE A EXPLORER LE TEMPS » suivait le même chemin, annonçant tout d’abord pour 1966 une troisième guerre mondiale et atomique, cette fois,( six ans après la sortie du film ), et qui la détruirait presque totalement.

Comme d’autres films sortis quelques années auparavant, Le Dernier Rivage et Le Monde, La Chair Et Le Diable, THE TIME MACHINE met le doigt sur les possibilités proche d’une catastrophe atomique…Plusieurs centaine de milliers d’années après la destruction de tout l’Humanité, la terre est une jungle, une forêt, un monde où deux peuples cohabitent. Les Elois et les Morlocks. Les Elois semblent bons, ils ne connaissent ni le feu, ni la lecture, semblent n’éprouver aucun sentiment,

seule Weena ( Yvette Mimieux ) possède une personnalité plus marqué, « un petit quelque chose » que ne possèdent pas ses congénères, incapables de se défendre des Morlocks vivant sous terre. La question est là : Que ce passerait-il sur terre après une guerre atomique, quel serait l’avenir de la terre, et l’Homme pourrait-il survivre, que deviendrait-il, subirait-il des mutations…

Toutes ces questions, « LA MACHINE A EXPLORER LE TEMPS » invite les spectateurs à se les poser, et d’un seul coup le film de Science-Fiction devient une fable philosophique sur le devenir de notre monde. Le succès remporté par le film fut tel, que George Pal envisagea de tourner une suite se déroulant après 802 701, la terre commençant à mourir, le soleil étant devenu trop froid.

Malheureusement, cette suite ne fut jamais tournée, et les spectateurs du film restent sur une question, quels sont les trois livres que George, le héros du film prend dans sa bibliothèque, et emporte avec lui en 802701, pour instruire les Elois …???

Pour information, le budget du film était de 827 000 dollars, ce qui est peu pour un film de ce type, Planète Interdite ayant coûté 1 900 000 dollars… Le DVD que je possède du film est le Zône 1, et la qualité en est magnifique, le film ayant bénéficié d’une restoration, les couleurs sont pimpantes et belles, sans aucun défaut de compression.

La bande son remastérisée et remixée en 5.1 pour la version originale est interessante.La piste française reste elle en mono d’excellente qualité. Les sous-titres  sont présents dans les deux langues.

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