MAGMA : « THEATRE DE LA RENAISSANCE ». MARDI 2 NOVEMBRE 1976

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Je vais vous parler aujourd’hui, d’un temps que les moins de vingt ans, ne peuvent pas connaître, MAGMA en ce temps là… Oui ça pourrait être les paroles d’une chanson de Charles Aznavour, pour peu qu’il eut connu le groupe à cette période, je ne pense pas que ce soit le cas. Mais au fond qui ne connait pas MAGMA en cette année 1976, « Üdü Wüdü »

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s’enregistre et parait dans les bacs, le Lïve est sorti, album majestueux lyrique, époustouflant, extraordinaire, enregistré à la Taverne de l’Olympia l’année précédente.

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Le nom de MAGMA est sur les bouches de tous les musiciens de France, quand ce n’est pas du monde entier. La formation a nulle autre pareille, celle que beaucoup considèrent encore comme la meilleure, CHRISTIAN en premier, la Formation Noire, sombre comme la nuit, Chevaliers de l’Ombre et du Chaos.

1. « Hhaï » (extraït)

 

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Comme l’écrivait Michel Bourre dans Rock et Folk, « …MAGMA fait son entrée sur scène. Ils vont tout balayer sur leur passage, démontrant une fois de plus qu’ils sont un des plus grands groupes du moment. Ce sera terrible et grandiose. Effrayant de puissance et de précision. MAGMA brûle de l’intérieur, et le feu vient des yeux de VANDER… »

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Le journaliste relatait le concert que donna le groupe en juillet 1976 au Festival de jazz-rock du Castelet. Ce sera exactement la même chose, les mêmes sensations au Théâtre de l’Empire en novembre, force, puissance, inspiration, précision, fulgurance. La musique des Dieux de l’Obscur… JANNICK TOP, KLAUS BLASQUISZ, DIDIER LOCKWOOD, GABRIEL FEDEROW, MICHEL GRAILLER, CHRISTIAN VANDER, Cavaliers de l’Apocalypse et des Brumes Hurlantes, MAGMA la Horde d’Indicibles,

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2. « La Musique Des Sphères » (Extraït)

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la sauvagerie domptée et canalisée. Il est vrai qu’avec le temps qui passe, les souvenirs des concerts ou d’autres choses, ont tendance à s’estomper, à se mélanger un peu. Il arrive même parfois que la patine du temps écoulé les embellissent, et qu’il revêtent une parure encore plus belle, encore plus merveilleuse. Malgré tout certains restent bien présents sur l’écran noir de mes nuits blanches, toujours vivants, presque palpables. J’ai vu de très nombreux concerts, plus de 150, et celui reste parmi les cinq immortels.

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Deux dates, deux formations, deux salles, Le Théâtre de la Renaissance le 2 novembre 1976, et l’Hippodrome de Pantin, le 14 mai 1977 avec un MAGMA formation blanche, étincelant de lumière et d’éclat. Mais aujourd’hui, c’est de la Renaissance 1976 que je vais vous parler.

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Une salle splendide, un théâtre baroque, une Messe païenne empreinte de solennité, mystique, devant un public assis, silencieux, recueilli, attentif comme hypnotisé par la musique et les chants barbares venus de la Nuit des Temps, prêts pour le grand Requiem des anges déchus, le kaddish, Prière des mort pour les âmes perdues et tourmentées.

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Le Théâtre de la Renaissance, c’est beauté et fureur, JANNICK TOP drapé dans une sorte de robe de bure noire, capuche rabattue sur les épaules, tel un « Maitre Jedi », perdu loin dans une autre galaxie, la Musique du Vide Sidéral et du Néant qui engloutit, le visage dissimulé sous un masque de gardien de but de hockey sur glace, effrayant, lâchant à la ronde

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un grondement infernal qui vous frappe le ventre autant que les oreilles. Statue antique, immobile et possédée, nous entrainant sur les volutes musicales hypnotiques et barbares de La Musique Des Sphères,

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dans une flamboyance ténébreuse de vibrations répétitives et infernales. Bruit, Fureur, CHRISTIAN VANDER, Maître d’Œuvre, pilier central de l’architecture de la Zeuhl, possédé de l’Etre Suprême,

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3. « De Futura » (extraït)

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le regard vers l’incommensurable, sondant l’infini, aux magiques baguettes toujours en mouvement, foudroyant ses peaux, éclaboussant ses cymbales de gerbes d’étincelles d’étoiles noires de la galaxie Kobaïa,

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illuminant l’obscurité d’une lumière noire, éclatante. Au milieu de la scène, réincarnation du prêtre maudit Raspoutine, KLAUS BLASQUISZ

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vociférant, gesticulant, psalmodiant, marionnette démoniaque dépourvue de fils, diable magnifique faisant tinter ses clochettes d’argent.

« Extrait Vokäl« 

La couleur, le Noir, un monde de lumineuses ténèbres… Eblouissante de Noirceur.

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MAGMA martial, puissant et ténébreux, horde sauvage broyant tout sur son passage, Créatures de la Nuit et du Néant. Théâtre de la Renaissance, chaos, fureur, poésie, beauté… Kobaïens de la Nuit, des Rêves enchantés, des tourments de l’Enfer, MAGMA de la Renaissance, Groupe de la mythologie de l’Ombre, puissance monolithe et ténébreuse, gardiens et démons de l’Obscur. Le Cri déchire les ténèbres, d’un éclair de lumière vive. Le Cri est éternel, et vivant.

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4. « Troller Tanz« 

 

MAGMA est éternel et vivant. Le film de ma mémoire défile aux rythmes de « De Futura »   « Hhaï »  « Troller Tanz »  « La Musique Des Sphères »  « Mekanïk Destruktïw Kommandöh » . Messe, Liturgie, Symphonie ou Concerto, peu importe. Des musiciens aux service d’une Œuvre, qui s’inscrit en lettres de feu au Panthéon de la Musique, écrivant l’Histoire,

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Notre histoire, parcelles d’existences, moments d’éternité à jamais gravé sur le disque dur de notre Âme Mémoire, passée, présente et immortelle. A vie, A mort et Après…

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