FRED Mc LEOD WILCOX : « PLANETE INTERDITE ». 1956

 « En l’an 2200, le vaisseau intersidéral C 57 D, se pose sur la planète Altaïr 4, une expédition dirigée par le commandant Adams, vient enquêter sur la disparition vingt ans plus tôt du vaisseau Bellérophon, et de son équipage… Accueillis par un robot ultra perfectionné, Robby, ils sont introduits dans la demeure du Docteur Morbius, qui avec sa fille Altaira sont les derniers survivants de l’expédition précédente, entièrement décimée par une force inconnue… » 

Je ne vous dirai rien de plus sur ce merveilleux film de Science-Fiction, qui marqua un tournant important, dans la production de ce type de films. Déjà au début du film, on apprend de quelle manière les Terriens peuvent voyager dans l’espace. « Au cours de la dernière décade du 21ème siècle, des hommes et des femmes à bord de vaisseaux-fusées se posèrent sur la lune. En 2200 après Jésus-Christ, les humains avaient atteint les autres planètes de notre système solaire. Presque à la même époque eut lieu la découverte de l’hyper-énergie grâce à laquelle la vitesse de la lumière fut d’abord égalée, et ensuite largement dépassée. C’est ainsi que l’humanité entreprit enfin la conquête et la colonisation de l’espace interplanétaire ».

Irving Block, l’un des auteurs du scénario, ne cacha pas son « empreint » à : « La Tempête », sa pièce préférée de W. Shakespeare. Bien que peu interessé par les films de Science-Fiction, leur préférant les films à thèses, Dore Shary, le patron de la production de la Métro-Goldwin-Mayer, accepta le projet, mais lui attribua le budget d’une série B. Ce qui ne se voit jamais à l’écran, tant tout est léché… Tourné pour la première fois en cinémascope couleur, le film possède un cachet inédit pour les films de SF de l’époque.

La Métro-Goldwin-Mayer produisit une oeuvre exceptionnelle et majeure, rivalisant ainsi avec les spécialistes, du genre qu’étaient  Paramount, Universal et Warner Bros. Le coût de production s’éleva à 1 900 000 dollars. Pour les fans comme pour les spécialistes, les années 50’s resteront à jamais comme l’Age d’Or de la Science-Fiction américaine. Commencé en 1950 avec DESTINATION MOON, Hollywood créa toute une série de films qui devinrent des « Classiques ». THE THING FROM A OTHER WORLD (1951), THE DAY THE EARTH STOOD STILLS (1951), WHEN WORLDS COLLIDE (1951) INVADERS FROM MARS (1953), THE WAR OF THE WORLDS (1953), 20 000 LEAGUES UNDER THE SEA (1954), et naturellement le grandissime THIS ISLAND EARTH (1955).

PLANETE INTERDITE réalisé en 1956 devint pour beaucoup la pierre d’achèvement de cette glorieuse décade. Le film est un pur enchantement, fascinant, inventif du point de vue technologique. Chaque détail est travaillé comme s’il était de première importance. Les quelques plans montrant la civilisation des Krells, sont inouïs pour l’époque, et complètement fantastiques. Pour ce qui est du « monstre », sa réalisation est due aux animateurs des studios Disney.

Très proche de la psychanalyse Freudienne, dans sa manière de penser, le Docteur Morbius représente les deux côtés de l’Homme, l’Ombre et la Lumière, le Bien et le Mal. Ce qui au départ ne devait ètre, qu’une série B, est devenu un film Culte, un petit joyau où originalité et invention vont de pair. Quant à Robby le robot, il devint « star » à part entière, tenant le rôle principal d’autres films.

La distribution irréprochable, nous permet d’apprécier, Walter Pidgeon, Anne Francis et Leslie Nielsen. Considéré à juste titre comme le premier film de Science-Fiction adulte, « FORBIDDEN PLANET » influença de très nombreuses productions, qui pourtant n’égalèrent jamais l’original… Il est à noter également, que la bande musicale du film est la première de l’histoire du cinéma à être composée par ordinateur. Trois mois ont été nécessaires aux époux Baron pour l’élaboration de celle ci.

Le DVD Zône 1 est présenté en widescreen ou standard, Anglais Stéréo, et  Français mono les  sous-titres sont en Français, Anglais et Espagnol. La qualité de l’image est très bonne, le son accuse plus son âge, mais passe bien tout de même, surtout en anglais.

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