POINT BLANK : « POINT BLANK ». 1976.

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« Point Blank«  signifie « A bout portant », et quant on a la pochette sous les yeux c’est bien le sentiment que l’on ressent. Ca sent la fumée, la poudre et pas vraiment la dentelle ou le rock progressif. Ce premier album, est un véritable coup de maître, et ouvre grande la porte du succès et de la gloire à ce nouveau groupe issus du Sud, à l’instar de Molly Hatchet, Blackfoot, Lynyrd Skynyrd, Outlaws ou Z Z Top. Les références sont là, mais braquées vers le côté hard du Southern Rock. Des guitares à l’unisson, inspirées, avec parfois un clin d’œil vers Wishbone Ash.

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1. « Free Man« 

Formé en 1974,  au Texas, Point Blank publie deux ans plus tard ce brûlot incandescent, qui allait mettre d’accord tous les fans de rock du monde, sudiste ou non. Comme l’a un jour raconté le chanteur John O’ Daniel « … Nous avons joué en tournée avec ZZ Top, Lynyrd Skynyrd, Chalie Daniel’s Band, Marshall Tucker, que des groupes de Southern Rock, pendant deux ans avant de sortir notre premier album… »  On peut même rajouter à cette liste, Bob Seger, Grand Funk, Aerosmith, War, Ted Nugent, Kiss. Un jour le groupe est repéré par Bill Hamm, le manager du Z Z Top, qui les signe chez Arista qui produit l’album.

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2. « Moving« 

Point Blank pond avec ce disque un album que beaucoup considère comme un Chef d’Œuvre, peut-être y manque t-il un « Free Bird » du groupe pour que je partage cette opinion. Chef d’Œuvre peut-être pas vraiment, mais grandiose, oui certainement. Et même si le succès est bon du point de vue critique et commercial le groupe en attendait plus, mais il n’avait pas dit leur dernier mot, ce n’était que le premier d’une série que le groupe souhaitait longue et de qualité. C’est certain, les bases jetées sont plus que parfaites. Puisque de nos jours ce premier album est considéré comme un manifeste primordial du Rock Sudiste.

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3. « Wandering« 

Tous les morceaux du disque étaient déjà composés, écrits, arrangés, bien avant l’enregistrement. Il suffit de mettre le cd sur sa platine pour se rendre compte de la force, de la hargne, de la puissance du groupe, et ce dès le premier titre « Free Man » , son énorme riff, et sa slide graisseuse et brûlante. Les guitares sont sublimes, et dignes des plus grands.

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4. « Bad Bees« 

« Moving » un mustang lancé au galop, « Wandering » subtil mélange de douceur typiquement sudiste, et de rock débridé aux guitares en furie. Du boogie avec « Bad Bees » , à  « That’s The Law » magnifiquement chanté par la voix puissante et chaude de O’Daniel , ses breaks, ses cassures de rythmes, à la beauté des guitares. Tout dans ce disque est parfait.

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5. « That’s The Law« 

Le titre plus lent « Lone Star Fool » , qui sue la chaleur du désert, et la lourdeur du soleil, au début acoustique de « Distance » , blues éthéré, ballade éperdue, dans lequel la guitare de Rusty Burns, cent pour cent sudiste, répond aux vocaux plaintifs de O’Daniel, comme pour un prière. « In This World » nous ramène dans un monde plus rock aux fortes tonalités Southern. Je me pose la question, que manque t’il à cet album pour que je le qualifie de Chef d’Œuvre, en fin de compte je me le demande.

6. « Lone Star Fool« 

Des musiciens exceptionnels Rusty Burns – guitare et slide,

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Kim Davis – Guitare,

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7. « Distance« 

Peter Gruen – batterie,

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John O’Daniel – vocaux,

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Philip Petty – basse.

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8. « In This World« 

Ce premier Point Blank est absolument parfait, et se doit de figurer dans toute discothèque de Rock qui se respecte, quelque soit le style que vous aimiez. Mais attention quand même, cet album brûle les doigts, soyez prudents quand vous le prenez en mains…

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 En 1982, Point Blank, dont tous les membres avaient changés en même temps que leur musique, à savoir avec l’arrivée de claviers, synthétiseurs et autres machines barbares, sort un nouveau disque « On A Roll »
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album sur lequel je ne m’appesantirais pas outre mesure, vu sa qualité. Par contre il contient un magnifique morceau, « Great White Line » , dans l’esprit de celui que j’attendais depuis des années, hélas alourdit, bouffit par des excès de synthétiseurs et de FMisation. C’est vraiment regrettable, car composé à l’époque du premier album, avec de vrais bonnes guitares, c’était le morceau que j’attendais pour que l’album soit le Chef d’Œuvre tant espéré… Je vous le fait entendre tout de même… Quel gâchis…
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