BRUCE SPRINGSTEEN : « LIVE AT THE WINTERLAND ». 15/12/1978

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La dernière fois, nous avions abandonné Bruce Springsteen & The E Street Band à la sortie de l’album « Darkness On The Edge Of Town » . Le Boss et son groupe, fins prêts pour le Darkness Tour 1978. Bien sur plus de trois années étaient passées, et beaucoup, malgré tout, avaient quelque peu oublié Springsteen, surtout ceux qui ne l’avaient pas vu sur scène…

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« Badlands« 

Il s’avérait difficile de remplir les grandes salles de la Côte de Ouest, du centre et du Sud. La Côte Est ne présentait guère de problème, le Boss était sur ses terres, de Buffalo où elle avait débuté le 23 mai 1978 et durant tous les concerts de ce côté ci, Boston, Philadelphie, New York, tout le New Jersey, les salles étaient remplies.

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« Streets Of Fire« 

Cela ce compliquait de l’autre Côté des Etats-Unis, vers Los Angeles. Les billets avaient beaucoup plus de difficultés à se vendre, déjà à Saint Louis, dans le Missouri au Kiel Auditorium, plus d’un tiers des dix mille places restèrent inoccupées.

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« Darkness On The Edge Of Time« 

Même les salles plus petites, ont des problèmes à se remplir. La majeure partie du pays, depuis le temps, était passé à autre chose, et le nom de Springsteen était un ancien souvenir. Quelques villes du Texas répondaient à l’appel, mais globalement, ce n’était guère convainquant. Steve Van Zandt se rappelle « …. Dans le reste du pays, c’était plutôt mou. Je me souviens d’avoir joué devant des tonnes de salles vides… »

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« Prove It All Night« 

Pour Bruce Springsteen & The E Street Band, cette tournée, était celles des retrouvailles, si le Boss voulait revenir dans les cœurs des Américains, cela devait obligatoirement passer par la scène. Tous les soirs, soirs après soirs, villes après villes, le groupe devait regagner le cœur de ses compatriotes, à travers sa puissance, son jeu de scène, sa technique, et surtout grâce au charisme et au talent du Boss.

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« Racing In The Streets« 

Springsteen est très attentif à la qualité sonore des concerts, l’acoustique lui est extrêmement important. A chaque jour sa répétition l’après-midi, pour un concert plus que parfait le soir, et ce, dans les meilleures conditions possibles, retoucher les erreurs des concerts précédents, changer telle petite chose, enlever ou rajouter du texte avec le public, il faut atteindre la perfection.

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« Thunder Road« 

La pression était énorme. Dans chaque salle de concerts, Bruce, durant les répétitions va dans différents endroits, dans les coins, se rendre compte par lui même de la qualité du son, de manière à ce qu’aucun spectateur ne soit installé dans une zone où le son ne soit pas parfait. Bruce le perfectionniste absolu…

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« Jungleland« 

 Comme le Boss l’avait demandé avant le début de la tournée, chaque musicien est habillé d’un costume, d’une chemise et d’une cravate, qu’il peut porter, le nœud très bas, et le bouton du haut de la chemise ouvert, mais en aucun cas débraillé.

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« The Ties That Bind« 

La première heure du concert sert au groupe à jouer les nouveaux titres, ensuite, c’est un peu selon l’humeur et les répétitions de l’après-midi. L’énergie qui déboule de la scène est impressionnante, chacun des musiciens se donne à deux cent pour cent, des morceaux sont rallongés pour permettre de placer des solis plus longs et des échanges entre différents instruments.

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« Candy’s Room« 

Les chorus sont beaucoup plus nombreux et plus puissants que sur l’album. Durant cette tournée le public découvre également de nouveaux morceaux, « Point Blank »  « Independence Day »  « The Ties That Bind » , des chansons qui vont figurer dans le prochain album.

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« Because The Night« 

A la fin du spectacle, le groupe n’en peut plus, et le public est dans le même état, conscient d’avoir assisté à quelque chose de magique, quelque chose que l’on voit rarement dans sa vie, un concert de folie, d’un autre monde, une messe, une communion dédiée au rock’n’roll. Le lendemain on remet le couvert dans une autre ville.

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« Point Blank« 

Springsteen remplit le Spectrum de Philadelphie deux soirs d’affilés, avec une set list différentes pour chaque soir. Cela dure ainsi tout l’été. Et ça continue de plus belle ailleurs. Le Madison Square Garden trois soirs de suite. La tournée Darkness et ses cent quinze concerts se termine par les deux concerts du nouvel an, au Richfield Coliseum, dans la banlieue de Cleveland.

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« Mona« 

Le 15 décembre, Bruce Springsteen & The E Street Band s’arrêtent au Winterland  de San Francisco de Bill Graham. La demande a été telle que l’on rajoute une date le lendemain. Mais le concert du 15 a été choisit par une radio FM, KSAN-FM, pour être retransmis sur tout le pays, relayée par d’autres radios.

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« She’s The One« 

Pour de très nombreux spécialistes musicaux, ce concert est considéré comme, le meilleur concert de la tournée Darkness, et détient le titre envié de Meilleur Concert De Tous Les Temps. Je n’irais pas jusque là, mais meilleur de la tournée très certainement. Ce concert fut également le dernier concert du Boss diffusé à la radio jusqu’au 3 juillet 1988. Le présentateur de KSAN, Norm Winer, annonce au début « Ce soir vous allez entendre le concert de votre vie ».

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« Backstreets« 

C’est vrai que la performance présentée ce soir là est particulièrement puissante, et donne toute la force du groupe et de son leader, une performance qui accroit encore son statut de perfomer hors pair. Tout y est sincère et vrai, ce sont les tripes qui jouent, sans fard, ni trucages. On est

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« Born to Run« 

dans l’antre du Rock’n’roll, et le public est embarqué, chaloupé et ravi. L’émotion est bien présente, quasiment palpable. Il est à la Fête, et découvre de nouvelles chansons, testées sur lui. Et naturellement Bruce quitte la scène avec un cri pour ses fans « Je suis simplement un prisonnier du Rock’n’roll, Est-ce-que vous comprenez ».

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« Detroit Medley« 

Oui, ce concert est devenu légendaire, la voix un peu rauque du Boss, la puissance et la folie du E Street Band en font un des plus fameux concerts de la carrière du Boss, et un document de l’un des plus grands groupe de rock’n’roll de tous les temps à l’apogée de son art. « C’est un des shows les plus importants que Springsteen n’ai jamais donné, et l’un des plus légendaires pour tous ses fans ».

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« 10th Avenue Freeze-Out« 

Si après tout cela vous n’avez pas envie d’écouter ce concert, je bouffe ma barbe, et je pars au Tibet me faire moine, pour un juif même non pratiquant, ça va être bizarre…!!!! Pas très orthodoxe tout ça…Il faut quand même que je vous avoue que ce n’est peut-être pas mon concert préféré du Darkness Tour 1978, alors qui sait, si dans quelque temps, je ne vous parlerais pas d’un autre concert de cette tournée vraiment délirante…. Un concert qui s’est déroulé dans la ville de Cleveland au mois d’août…

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« Raise Your Hand« 

Je ne vous mets pas tous les morceaux de ce disque, d’une part parce qu’il y en a trop, et puis on est sur un enregistrement pas vraiment officiel, donc pour éviter tout problème…

 

 

 

 


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