Une légende nous a quitté…. Le monde de la Musique est en deuil……

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JOHNNY WINTER est mort le 16 juillet 2014, à l’âge de 70 ans.

Né le 23 février 1984 à Leland, dans l’état de Mississippi, c’est à Beaumont dans le Texas qu’il grandit. Albinos et excessivement maigre, il est raillé par ses camarades de classe. Du coup il se noie dans la musique. Il écoute la radio et découvre le Blues, la Country et le Rock. Avec son frère Edgar son cadet de deux ans, Johnny forme des groupes pour accompagner des chanteurs locaux de blues, tel BLACK PLAGUE, JOHNNY AND THE JAMMERS et enregistre quelques galettes pour de petits labels régionaux du coin. Ses maîtres à cette époque ont pour nom: MUDDY WATRES, B.B. KING, BOBBY BLUE BAND. Il enregistre un disque sur un petit label Sonobeat, qui, du moins il l’espère lui ouvrirait la porte des grandes boites. Mais avant le début de la tournée, un journaliste du magazine Rolling Stones monte aux nues ce fabuleux guitariste albinos dans un article sur le Rock Texan. Du coup il est contacté par Steve Paul,  le propriétaire d’un club à New York, qui lui paie le voyage depuis le Texas pour signer un contrat d’enregistrement. Nous sommes en 1968, et le groupe se compose du bassiste Tommy Shannon (futur Stevie Ray Vaughan) et de Uncle John Turner à la batterie. WINTER devient très vite la coqueluche du public New Yorkais, jusqu’à sa pleine conquête au célébrissime Fillmore East en décembre 1968. Le groupe sort les albums The Progressif Blues Experiment et surtout Johnny Winter après que Steve Paul leur négocie un bon contrat avec Columbia. Cette année là, WINTER participera à de très nombreux festivals dont le célèbre festival de Woodstock.

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Malgré tout, les premiers concerts de WINTER dans les grandes salles des Etats-Unis, durant sa première tournée, seront plutôt catastrophiques. Néanmoins son album suivant, enregistré fin 1969 avec son frère Edgar aux claviers et aux saxs sera une réelle réussite, et le remettra sur les rails de la popularité. WINTER remonte un nouveau groupe, avec d’anciens musiciens des Mc COYS, RICK DERRINGER guitares et chans, RANDY HOBBS basse et RANDY ZERRINGER batterie. En 1971 après l’enregistrement du superbe « JOHNNY WINTER AND », il remplace le nouveau batteur par BOBBY CALDWELL. Et cette avec cette formation qu’il enregistre un fabuleux album en concert la même année, album considéré depuis comme l’un des plus grands LIVE de l’histoire du Rock: « JOHNNY WINTER AND LIVE ». Album où l’on peut entendre une version ébouriffante de « JUMPIN’ JACK FLASH » et de « JOHNNY B. GOOD ».

Mais la vie de fous durant les concerts et surtout de très sérieux abus de drogue, obligeront JOHNNY WINTER à une semi-retraite durant deux ans. Ce n’est qu’en 1973 qu’il revient sur le devant de la scène avec un nouvel magnifique nouvel album, au titre prémonitoire « STILL ALIVE AND WELL » comprenant le titre SILVER TRAIN composé spécialement pour lui par Mick Jagger et Keith Richards.

Cette fois-ci c’est bien parti, WINTER n’arrêtera plus, les albums se succèdent avec autant de bonheur SAINTS AND SINNERS et JOHN DAWSON WINTER en 1974, CAPTURED LIVE ( grandissime album live), et TOGETHER (sessions de vieux Rock n Roll jouée par les deux frères en quasi une seule prise) en 1976.

En 1977 WINTER part en tournée avec un se ses maîtres et géant du Blues MUDDY WATERS, et produit son nouvel album HARD AGAIN, dans lequel WINTER chantera et jouera de la guitare. Album contenant une furieuse version du très fameux MANNISH BOY, et pour lequel il obtiendra le Grammy Award du meilleur producteur.

En 1988 JOHNNY WINTER est consacré au Blues Hall of Fame.

Il continue de faire des concerts à travers le monde et de sortir de nouveaux albums avec plus ou moins de réussite. Les BOOTLEGS SERIES reprennent des concerts des années 1970 et 1980. On peut le voir avec Johnny Gallagher, Robben Ford, Billy Gibbons (ZZ TOP), Derek Trucks, Warren Haynes et avec les Allman Brothers.

JOHNNY WINTER tire sa révérence durant sa dernière tournée mondiale, le 16 juillet 2014 dans un hôtel de Zurich, quelques jours après son concert au Cahors Blues Festival…

J’ai eu le grand bonheur de le voir en concert, en février 1987 à l’Olympia de Paris, et en février 1989 à la Cigale. Et durant le concert de l’Olympia, j’avais trouvé qu’à de très nombreuses reprises, le fantôme de Jimi Hendrix flottait sur la scène….

Nous ne t’oublions pas……

EXTRAITS  de l’album CAPTURED LIVE: Highway 61 Revisited. 1976

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