TANGIER : FOUR WINDS. 1989

 

J’ai été séduit quand cet album est sorti, je me suis dit tiens le renouveau du southern rock est assuré. Bonnes guitares,  compositions dans la moyenne, belle voix, jolie production. Molly peut continuer sa soupe la relève est là… Mais….

7a04_1

TANGIER est un groupe originaire de Philadelphie, Pennsylvanie, comme certains dont je n’étais pas particulièrement fan  :Cinderella, enfin bref. Pour ce second disque, TANGIER avait mis le paquet.

 

TangierFourWindsFront

 

Une belle orientation sudiste, des titres forts, et du plus banal, du mélodique, du feeling ce qui est plus rare, et le splendide « FOUR WINDS » qui à lui seul vaut l’achat du disque. Je sais je suis un peu excessif, que voulez-vous c’est dans ma nature… certains morceaux  vous font voyager, sous un soleil étouffant, dans le désert de l’ouest californien, sur un cheval fatigué, et assoiffé comme vous d’ailleurs.

0402683b4a

Le succès n’a pas été triomphal, mais l’Europe a bien accueillit la galette. C’est en 1984 sous la houlette du guitariste DOUG GORDON et de trois autres musiciens du cru, que naît le groupe.  TANGIER est très actif sur la scène Hard-Rock de la côte est des Etats-Unis, et de ses nombreux clubs où de grands groupes on commencé, Bon Jovi, White Lion, Cinderella  (grands groupes tout est relatif surtout pour les deux derniers). Fin 1985, TANGIER sort un premier album « TANGIER« , le premier album porte souvent le nom du groupe, vous avez déjà remarqué? Hein? Bon je m’éloigne. Enregistré sur un petit label, le disque ne fera pas date, et passera plus ou moins inaperçu. Tant pis. DOUG GORDON met le groupe en sommeil pendant quelque temps, le temps justement de chercher des musiciens à la hauteur. Et il y arrive. Il recrute GARY SAINT guitare, GARRY NUTT basse, BOBBY BENDER à la batterie , et BILL MATTSON et son Stetson au chant, MATTSON qui doit se rincer le gosier au Jack Daniels, et dont le timbre de voix rappelle étonnement Jimmy Farrar , le second chanteur de Molly Hatchet, mais en plus puissant et au registre plus élargi.

1389290609_2

Atlantic Records les remarque et leur fait signer un contrat pour deux albums. Engistré et produit par Andy Johns l’album « FOUR WINDS »

TangierFourWindsFront

débarque chez tous les disquaires du monde en 1989. L’album se place 91ème place au Billboard. TANGIER donne l’image d’un vrai groupe de cowboy plus vrais que nature, plus plausible que n’importe quel groupe issus de Floride ou du Texas, ou de l’ouest américain.

130518044125613757

La qualité des compositions est certaine, même si l’on peut avoir des réticences sur tel ou tel titre. Mais le blues est là, le rock est présent et l’accent southern se fait bien sentir. Alors que demander de plus, peut-être un peu moins de chatoiement rock FM, et un peu plus d’originalité… Il faut dire qu’en ce temps là, le Rock FM est très à la mode, et les coupes de cheveux permanentées sont le look commun de tous les groupes sévissant sur la planète rock dans les années 80.

img_1268154325_367

 

 

 « RIPCORD » le premier titre donne un peu le ton, peut être un peu trop de synthés, mais bon morceau tout de même.

« MISSISSIPPI » met les pendules à l’heure, on est bien dans l’ouest américain, avec un groupe bien en place, arpèges et chorus font bon ménage, les guitares sont bien présentes et le chanteur a du coffre.

« ON THE LINE » un mid tempo, traînant des pieds, dans la bonne moyenne, comme beaucoup en on composé.

« IN TIME » passe la vitesse supérieure, mais comme pour le morceau précédent, c’est du déjà entendu, on dirait un peu du Molly…

 

 

 

« FOUR WINDS » LE morceau de l’album, belle intro aux guitares, chant bien en place, du vrai Rock Sudiste dans ce qu’il peut produire comme belles ballades passant du pas au trot et du trot au galop.

 

 

 

« FEVER FOR GOLD » plus traditionnel, un petit côté Bad Co pas désagréable.

 

 

 

 

« SOUTHBOUND TRAIN » batterie bien binaire au fond du temps, un morceau comme il en existe des milliers, mais plus tôt bien joué, du bon Rock bien carré.

 

 

 

« SWEET SURRENDER » accélération  du rythme pour un morceau somme toute assez banal, sans grand intérêt. chorus de guitares à deux à l’octave. Petit break sympa avant une reprise.

 

 

 

« BAD GIRL » rythmique à la Led Zep, très rock anglais, du déjà entendu aussi. les guitares sont belles.

 

« GOOD LOVIN’  »  dernier morceau de l’album, un peu plus charnu, mais des chœurs datés, tout ça sonne trop années 80.

 

 

 

Pour résumé un album qui s’il n’est absolument pas indispensable, n’en reste pas moins agréable. Trois morceaux au-dessus du lot, et un remarquable chanteur qui apporte vraiment un plus à la musique. Je tenais quand même à vous le faire découvrir si vous ne le connaissiez pas. Ne cherchez plus le groupe, il n’existe plus depuis très très longtemps……..

 

 

 


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.